LES TROUBLES SPECIFIQUES DES APRENTISSAGES

 

 

En France, une étude de l’Observatoire de la lecture de 1997 fait apparaître que 14,9% des élèves sont en difficulté de lecture. Ce nombre se subdivise en trois groupes :

-         5% sont en grande difficulté de lecture : ils font, soit des erreurs d’identification, soit des erreurs d’orthographe, soit des difficultés de compréhension des énoncés. Sur ces 5%, 1% présenteraient des symptômes persistants de non-lecture et surtout les garçons soit ¾.

-         7% sont handicapés par une extrême lenteur.

-         2,9% sont dans une situation moins préoccupante : les fondamentaux sont acquis mais les compétences dites de « haut niveau » resteraient problématique.

 

L'expression « Trouble Spécifique du Langage » (T.S.L) fait référence à un certain nombre de dysfonctionnements pouvant affecter l'acquisition, l'organisation, la rétention, la compréhension ou le traitement de l'information verbale ou non verbale.

Un T.S.L est un trouble qui ne permet pas au cerveau d'absorber, d'entreposer et de récupérer de l'information.

 

L'expression « troubles d'apprentissage » a été formulée pour la première fois en 1963 par un groupe de psychologues de Chicago sous la direction du docteur Samuel Kirk.

 

Les enfants atteints de  troubles d'apprentissage sont dotés d’une intelligence normale. Ce n’est que l’accès à l’information qui est problématique.  Les troubles d'apprentissage se manifestent par des retards dans le développement ou par des difficultés au niveau de

  •   l'attention

·         la mémoire

·         le raisonnement

·         la coordination

·         la communication

·         la lecture

·         l'écriture

·         l'orthographe

·         le calcul

·        la sociabilité

  • la maturité affective.

 

Les T.S.L sont des handicaps invisibles de nature linguistique qu’on a trop souvent lié à la paresse ou au manque de motivation pour le système scolaire.

Les Troubles du Langage oral et écrit sont aujourd'hui reconnus comme des priorités de santé publique. On évalue à environ 4 à 6% les enfants d’une classe d’âge, concernés par ces troubles pris dans leur ensemble, dont moins de 1% présentent une déficience sévère.

Le rapport Ringard en 2001 souligne la complexité de l’ensemble des troubles des apprentissages, constate l’absence de prise en charge suffisante et met en place un plan interministériel destiné à améliorer le repérage, le dépistage et la prise en charge des T.S.L

Ce rapport réaffirme, si on en doutait, le rôle crucial dans le dépistage de l’enseignant de maternelle qui est le premier à même de voir si la langage se positionne normalement.

 

La circulaire du 30/01/2002 redéfinit  les troubles des apprentissages et les moyens de remédiation adaptés. Elle rappelle aussi le rôle des CLIS et des UPI. Pour les élèves présentant des troubles sévères, elle n’hésite pas à faire appel à des établissements spécialisés.