|
LA DYSPRAXIE |
![]()
|
La dyspraxie est un trouble
de l'acquisition des tâches motrices et de l'élaboration des séquences de
geste. L'enfant conçoit les gestes mais ne parvient ni à les organiser ni à les réaliser
de façon correcte : il fait preuve d’une grande maladresse dans ses
gestes de la vie quotidienne et toutes ses réalisations motrices ou graphiques
sont de médiocre qualité et très brouillonnes. On a même l’impression
qu’il n’y met pas du sien. En fait, l’enfant
dyspraxique est normalement intelligent mais a des difficultés importantes à réaliser
les gestes courants de la vie quotidienne (s’habiller, manger proprement, à
éplucher un fruit ….), fait preuve d’une lenteur excessive dans les activités
motrices et a beaucoup de mal avec les apprentissages scolaires (collage, découpage,
coloriage…). A quoi est due la dyspraxie ? C’est
une altération du développement de la coordination motrice indépendante de
tout retard intellectuel ou toute affection neurologique spécifique congénitale
ou acquise. Ce trouble trouverait son origine dans une immaturité de la région
du cerveau qui orchestre la séquence de mouvements nécessaires afin
d'accomplir un acte moteur. Jusqu’à ce jour, aucune cause n’a été
clairement identifiée. La ou les dyspraxies ? Il
existerait deux types de dyspraxies : ·
les dyspraxies orales ·
les dyspraxies motrices Les dyspraxies motrices,
elles, engendrent des difficultés de planification des
muscles, des articulations en vue de la réalisation d’un geste.
L’enfant
dyspraxique va dès son entrée en maternelle connaître des difficultés ·
pour découper, coller, colorier
sans dépasser, peindre, travailler la pâte à modeler ·
pour se repérer dans le temps,
dans l’espace (pas de main dominante, latéralisation floue…) ·
en sports (maladresse corporelle,
incapacité à réaliser un saut, une roulade, perte d’équilibre…) Ces
difficultés vont s’accentuer au passage en Cp ·
pour écrire (incapacité à former
les lettres correctement, à se repérer dans l’espace feuille, difficulté à
passer du plan vertical (tableau) au plan horizontal (feuille)….) ·
pour compter ·
pour identifier et tracer des
figures géométriques ·
pour réaliser des opérations
(impossibilité d’aligner les colonnes convenablement) Plus
tard, au collège, c’est au tour de la géométrie de poser (repérage dans
l’espace, précision des tracés, alignement, …) Pour
éviter que l’enfant ne perde confiance en lui et qu’il rejette l’école,
il convient d’être attentif et de pallier aux difficultés rencontrées en
apportant des aides visuelles, mnémotechniques…..qui l’aideront dans la réalisation
d’un travail correct. D’autant plus que la dyspraxie peut s’accompagner de
troubles annexes comme des problèmes de mémorisation et/ou de concentration,
des troubles
du langage écrit et oral (dysphasie, dyslexie), des problèmes neuro-visuels,
des troubles liés à la
construction du nombre, les opérations avec l'aspect spatial de son écriture,
la sériation, les translations...…
Il ne faut pas oublier que ce sont des
enfants dotés d’une intelligence normale qui souffrent de ne pouvoir réaliser
ce que la plupart des gens font de manière habituelle. Il faut ne pas hésiter
à leur laisser du temps et accepter que leurs productions soient de moins bonne
qualité que les enfants ordinaires. Ce trouble est un trouble
permanent. Une
prise en charge précoce peut permettre à l’enfant de compenser mais
l’handicap demeurera.
|